Oubliez les souvenirs de cantine et les effluves peu flatteuses qui ont, à tort, terni la réputation du chou vert. Ce légume humble, pilier de nos potagers et de la cuisine rustique, cache en réalité une saveur douce et une texture fondante qui ne demandent qu’à être révélées. Loin d’être un simple accompagnement, le chou vert braisé est un plat à part entière, un concentré de réconfort qui réchauffe les cœurs et les tablées. Cette recette est une véritable réhabilitation. Nous allons le cuisiner longuement, avec patience et quelques ingrédients bien choisis, pour le transformer en un mets savoureux et délicat. C’est une invitation à redécouvrir un classique de la gastronomie française, un plat économique et généreux qui prouve que les ingrédients les plus simples sont souvent à l’origine des plus grands plaisirs. Enfilez votre tablier, nous partons en cuisine pour rendre ses lettres de noblesse au chou vert.
20 minutes
50 minutes
facile
€
Ingrédients
Ustensiles
Préparation
Étape 1
Commencez par préparer le légume star de notre recette : un magnifique chou vert frisé d’environ 1 kg. Retirez les premières feuilles, souvent plus dures et abîmées. Coupez-le ensuite en quatre quartiers, puis retirez le cœur blanc et dur qui se trouve à la base de chaque quartier. À l’aide de votre grand couteau, émincez grossièrement les quartiers en lanières d’environ un centimètre de large. Lavez soigneusement ces lanières à grande eau puis égouttez-les. Portez un grand volume d’eau salée à ébullition et plongez-y le chou pour le blanchir, c’est-à-dire le précuire pendant 5 minutes. Blanchir : cette technique simple consiste à plonger un aliment quelques instants dans l’eau bouillante. Pour le chou, cela permet de l’attendrir, de le rendre plus digeste et d’atténuer son amertume naturelle. Une fois les 5 minutes écoulées, égouttez-le immédiatement et passez-le sous l’eau froide pour stopper la cuisson et fixer sa belle couleur verte. Réservez.
Étape 2
Pendant que le chou blanchit, préparez les autres éléments qui apporteront toute la saveur à votre plat. Prenez environ 150 grammes de lardons fumés, idéalement issus d’une belle tranche de poitrine fumée que vous aurez détaillée vous-même pour plus de gourmandise. Épluchez et émincez finement un bel oignon jaune ainsi que deux gousses d’ail. Le secret d’un bon plat mijoté réside souvent dans la qualité et la préparation de cette base aromatique. Prenez votre temps, une découpe régulière assurera une cuisson homogène et une diffusion parfaite des arômes.
Étape 3
Dans votre cocotte en fonte, sur feu moyen, faites revenir les lardons sans ajouter de matière grasse. Ils vont rendre leur propre graisse et devenir croustillants. Une fois qu’ils sont bien dorés, retirez-les de la cocotte à l’aide d’une écumoire et réservez-les sur une petite assiette. Laissez la précieuse graisse des lardons dans la cocotte, c’est un concentré de saveurs. Ajoutez-y une belle noix de beurre et les deux cuillères à soupe d’huile d’olive. Faites suer l’oignon émincé pendant quelques minutes jusqu’à ce qu’il devienne translucide, sans prendre de couleur. Suer : c’est une cuisson douce d’un légume dans un corps gras qui permet de faire ressortir son eau et ses arômes délicats sans le colorer. Ajoutez ensuite l’ail et laissez cuire une minute de plus en remuant pour ne pas qu’il brûle, ce qui le rendrait amer.
Étape 4
Il est temps de passer au moment magique du déglaçage. Augmentez légèrement le feu et versez le vin blanc sec dans la cocotte chaude. Avec votre cuillère en bois, grattez bien le fond de la cocotte pour dissoudre tous les sucs de cuisson des lardons et des oignons qui ont caramélisé. Déglacer : cette action simple qui consiste à verser un liquide, souvent alcoolisé, dans un récipient de cuisson chaud permet de récupérer toutes les saveurs attachées au fond, créant ainsi une base de sauce incroyablement parfumée. Laissez l’alcool s’évaporer pendant une à deux minutes, jusqu’à ce que l’odeur piquante se dissipe.
Étape 5
Ajoutez maintenant le chou blanchi et bien égoutté dans la cocotte. Remuez délicatement avec votre cuillère en bois pour l’enrober de tous les parfums de la garniture. Incorporez les lardons que vous aviez mis de côté. Émiettez le cube de bouillon de volaille par-dessus, versez 15 centilitres d’eau, ajoutez les feuilles de laurier, le thym séché et la cuillère à café de graines de carvi. Salez modérément, car les lardons et le bouillon le sont déjà, et donnez quelques tours de moulin à poivre. Mélangez une dernière fois, portez le tout à un léger frémissement, puis baissez le feu au minimum, couvrez votre cocotte et laissez mijoter doucement pendant au moins 45 minutes. Le chou doit devenir fondant, presque confit.
Étape 6
Après 45 minutes de cuisson lente, soulevez le couvercle. L’odeur qui s’échappe devrait être absolument divine et envahir votre cuisine. Piquez un morceau de chou avec la pointe d’un couteau pour vérifier sa cuisson, il doit être tendre comme du beurre. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement en sel et en poivre si nécessaire. Si vous trouvez qu’il reste un peu trop de liquide de cuisson à votre goût, vous pouvez laisser cuire à découvert pendant 5 minutes supplémentaires pour qu’il réduise légèrement et que les saveurs se concentrent. Servez bien chaud et régalez-vous de ce plat simple mais si réconfortant.
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C’est une invitation à redécouvrir un classique de la gastronomie française, un plat économique et généreux qui prouve que les ingrédients les plus simples sont souvent à l’origine des plus grands plaisirs. Enfilez votre tablier, nous partons en cuisine pour rendre ses lettres de noblesse au chou vert. », « prepTime »: « PT20M », « cookTime »: « PT50M », « recipeYield »: 4, « recipeIngredient »: [ « 1 bouillon de volaille en cube », « 10 cl vin blanc sec », « 2 cuillères à soupe huile d’olive vierge extra », « 1 cuillère à café graines de carvi », « 2 feuilles de laurier séchées », « 1 cuillère à café thym séché », « selon votre goût sel fin », « selon votre goût poivre noir du moulin » ], « recipeInstructions »: [ « Commencez par préparer le légume star de notre recette : un magnifique chou vert frisé d’environ 1 kg. Retirez les premières feuilles, souvent plus dures et abîmées. Coupez-le ensuite en quatre quartiers, puis retirez le cœur blanc et dur qui se trouve à la base de chaque quartier. À l’aide de votre grand couteau, émincez grossièrement les quartiers en lanières d’environ un centimètre de large. Lavez soigneusement ces lanières à grande eau puis égouttez-les. Portez un grand volume d’eau salée à ébullition et plongez-y le chou pour le blanchir, c’est-à-dire le précuire pendant 5 minutes. Blanchir : cette technique simple consiste à plonger un aliment quelques instants dans l’eau bouillante. Pour le chou, cela permet de l’attendrir, de le rendre plus digeste et d’atténuer son amertume naturelle. Une fois les 5 minutes écoulées, égouttez-le immédiatement et passez-le sous l’eau froide pour stopper la cuisson et fixer sa belle couleur verte. Réservez. », « Pendant que le chou blanchit, préparez les autres éléments qui apporteront toute la saveur à votre plat. Prenez environ 150 grammes de lardons fumés, idéalement issus d’une belle tranche de poitrine fumée que vous aurez détaillée vous-même pour plus de gourmandise. Épluchez et émincez finement un bel oignon jaune ainsi que deux gousses d’ail. Le secret d’un bon plat mijoté réside souvent dans la qualité et la préparation de cette base aromatique. Prenez votre temps, une découpe régulière assurera une cuisson homogène et une diffusion parfaite des arômes. », « Dans votre cocotte en fonte, sur feu moyen, faites revenir les lardons sans ajouter de matière grasse. Ils vont rendre leur propre graisse et devenir croustillants. Une fois qu’ils sont bien dorés, retirez-les de la cocotte à l’aide d’une écumoire et réservez-les sur une petite assiette. Laissez la précieuse graisse des lardons dans la cocotte, c’est un concentré de saveurs. Ajoutez-y une belle noix de beurre et les deux cuillères à soupe d’huile d’olive. Faites suer l’oignon émincé pendant quelques minutes jusqu’à ce qu’il devienne translucide, sans prendre de couleur. Suer : c’est une cuisson douce d’un légume dans un corps gras qui permet de faire ressortir son eau et ses arômes délicats sans le colorer. Ajoutez ensuite l’ail et laissez cuire une minute de plus en remuant pour ne pas qu’il brûle, ce qui le rendrait amer. », « Il est temps de passer au moment magique du déglaçage. Augmentez légèrement le feu et versez le vin blanc sec dans la cocotte chaude. Avec votre cuillère en bois, grattez bien le fond de la cocotte pour dissoudre tous les sucs de cuisson des lardons et des oignons qui ont caramélisé. Déglacer : cette action simple qui consiste à verser un liquide, souvent alcoolisé, dans un récipient de cuisson chaud permet de récupérer toutes les saveurs attachées au fond, créant ainsi une base de sauce incroyablement parfumée. Laissez l’alcool s’évaporer pendant une à deux minutes, jusqu’à ce que l’odeur piquante se dissipe. », « Ajoutez maintenant le chou blanchi et bien égoutté dans la cocotte. Remuez délicatement avec votre cuillère en bois pour l’enrober de tous les parfums de la garniture. Incorporez les lardons que vous aviez mis de côté. Émiettez le cube de bouillon de volaille par-dessus, versez 15 centilitres d’eau, ajoutez les feuilles de laurier, le thym séché et la cuillère à café de graines de carvi. Salez modérément, car les lardons et le bouillon le sont déjà, et donnez quelques tours de moulin à poivre. Mélangez une dernière fois, portez le tout à un léger frémissement, puis baissez le feu au minimum, couvrez votre cocotte et laissez mijoter doucement pendant au moins 45 minutes. Le chou doit devenir fondant, presque confit. », « Après 45 minutes de cuisson lente, soulevez le couvercle. L’odeur qui s’échappe devrait être absolument divine et envahir votre cuisine. Piquez un morceau de chou avec la pointe d’un couteau pour vérifier sa cuisson, il doit être tendre comme du beurre. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement en sel et en poivre si nécessaire. Si vous trouvez qu’il reste un peu trop de liquide de cuisson à votre goût, vous pouvez laisser cuire à découvert pendant 5 minutes supplémentaires pour qu’il réduise légèrement et que les saveurs se concentrent. Servez bien chaud et régalez-vous de ce plat simple mais si réconfortant. » ], « aggregateRating »: { « @type »: « AggregateRating », « ratingValue »: « 5 », « reviewCount »: « 30 » } }Mon astuce de chef
Pour un plat encore plus complet et réconfortant, digne d’un repas de campagne, n’hésitez pas à ajouter une saucisse de Morteau ou de Montbéliard dans la cocotte. Piquez-la à quelques endroits avec une fourchette et déposez-la sur le chou environ 25 à 30 minutes avant la fin de la cuisson. Elle cuira lentement avec le chou et parfumera délicieusement l’ensemble du plat de ses notes fumées. Au moment de servir, il vous suffira de la couper en belles rondelles.
Accords mets et vins
Ce plat rustique et savoureux appelle des vins de caractère mais sans exubérance. Pour un accord en rouge, privilégiez un vin léger et fruité qui ne masquera pas la douceur du chou. Un Beaujolais-Villages, un Pinot Noir d’Alsace ou un Gamay de Touraine seront parfaits avec leurs tanins souples et leurs notes de fruits rouges. Si vous préférez le blanc, optez pour un vin sec et vif qui apportera de la fraîcheur et tranchera avec le gras des lardons. Un Sylvaner ou un Riesling d’Alsace, ou encore un Sauvignon de la Loire, s’accorderont à merveille.
Le chou est l’un des plus anciens légumes cultivés en Europe, consommé depuis l’Antiquité pour ses vertus nutritives et sa robustesse. Longtemps considéré comme le plat du pauvre en raison de sa facilité de culture et de son faible coût, il a nourri des générations entières à travers le continent. Le braisage, cette cuisson longue et douce à l’étouffée, est la méthode idéale pour ce légume à la fois dense et fibreux. Elle permet de briser ses fibres, de le rendre incroyablement fondant et de concentrer toutes les saveurs. Chaque région de France possède sa propre version du chou braisé, parfois avec des pommes de terre, des carottes ou différentes charcuteries, témoignant de la richesse de ce patrimoine culinaire simple et authentique.





