Sauté de veau aux olives à la corse : recette gourmande

Sauté de veau aux olives à la corse : recette gourmande

User avatar placeholder
Rédigé par Ermont

24 octobre 2025

Fermez les yeux et imaginez un instant. Le soleil de fin de journée caresse les montagnes escarpées de l’île de Beauté, l’air embaume les parfums enivrants du maquis, un mélange de myrte, de romarin et d’immortelle. C’est dans ce décor spectaculaire que prend racine l’un des plats les plus emblématiques de la gastronomie corse : le sauté de veau aux olives, ou vitellu cù l’alivi. Plus qu’une simple recette, c’est un véritable voyage sensoriel, une invitation à partager la générosité et le caractère d’une terre unique. Ce plat mijoté, transmis de génération en génération, raconte une histoire de patience, de saveurs franches et de produits d’exception. Aujourd’hui, je vous ouvre les portes de ma cuisine pour vous confier les secrets de ce trésor culinaire. Ensemble, nous allons préparer un sauté de veau si tendre qu’il fondra dans la bouche, nappé d’une sauce onctueuse et parfumée où l’amertume de l’olive vient taquiner la douceur de la tomate. Suivez le guide, le succès est au bout de la fourchette !

25 minutes

105 minutes

facile

€€€

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

Étape 1

Commencez par préparer votre viande. Si votre boucher ne l’a pas déjà fait, taillez l’épaule de veau en cubes réguliers d’environ 3 à 4 centimètres. Le but est d’avoir des morceaux de taille homogène pour une cuisson parfaite. Salez et poivrez généreusement chaque face. Pendant ce temps, épluchez et émincez finement vos oignons. Émincer : couper en fines lamelles. Épluchez également les gousses d’ail, dégermez-les (retirez le petit germe vert au centre pour éviter l’amertume) et hachez-les.

Étape 2

Dans votre cocotte en fonte, faites chauffer un généreux filet d’huile d’olive à feu vif. Lorsque l’huile est bien chaude, déposez délicatement les morceaux de veau. L’astuce est de ne pas surcharger la cocotte ; procédez en deux fois si nécessaire. Il faut que chaque morceau soit en contact avec le fond pour bien dorer. Laissez-les colorer sur toutes les faces sans les remuer constamment. Cette étape, appelée la réaction de Maillard, est cruciale : elle permet de caraméliser les sucs de la viande et de créer la base de toutes les saveurs de votre plat. Une fois bien dorés, réservez les morceaux de veau dans une assiette.

Étape 3

Baissez légèrement le feu et ajoutez les oignons émincés dans la même cocotte. Laissez-les suer pendant quelques minutes en grattant le fond avec une cuillère en bois pour décoller les sucs de cuisson de la viande. Les oignons doivent devenir translucides et tendres. Ajoutez ensuite l’ail haché et poursuivez la cuisson une minute, juste le temps qu’il libère son parfum sans brûler.

Étape 4

Il est temps de réintroduire la viande dans la cocotte. Saupoudrez le tout avec la cuillère de farine. C’est ce qu’on appelle singer la viande. Mélangez bien pour enrober chaque morceau. Cette farine va permettre à votre sauce d’épaissir et de devenir merveilleusement nappante pendant la cuisson. Laissez cuire une minute ou deux pour torréfier légèrement la farine.

Étape 5

Augmentez le feu et préparez-vous à déglacer. Versez le vin blanc d’un seul coup. Une belle vapeur va s’échapper, c’est tout à fait normal. Avec votre cuillère en bois, grattez énergiquement le fond de la cocotte pour dissoudre absolument tous les sucs caramélisés dans le vin. Laissez l’alcool s’évaporer pendant deux à trois minutes, jusqu’à ce que le liquide ait réduit de moitié.

Étape 6

Ajoutez ensuite le concentré de tomates, mélangez bien, puis versez le fond de veau chaud. Incorporez la feuille de laurier et les herbes du maquis (ou le thym et le romarin). Portez le tout à une légère ébullition, puis baissez le feu au minimum. Couvrez votre cocotte et laissez ce petit monde mijoter tranquillement pendant au moins 1 heure 30. Plus la cuisson est longue et douce, plus le veau sera fondant.

Étape 7

Environ 15 minutes avant la fin de la cuisson, ajoutez les olives vertes dénoyautées. Si vous les trouvez trop salées, n’hésitez pas à les blanchir au préalable : plongez-les une minute dans une casserole d’eau bouillante, puis égouttez-les. Poursuivez la cuisson à découvert pour que la sauce puisse réduire légèrement et se concentrer en saveurs. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement en sel et en poivre si nécessaire. Retirez la feuille de laurier avant de servir. Votre sauté de veau est prêt lorsque la viande s’effiloche à la fourchette et que la sauce nappe généreusement le dos d’une cuillère.

Ermont

Mon astuce de chef

Le secret d’un plat mijoté encore meilleur ? La patience ! Comme beaucoup de plats en sauce, le sauté de veau aux olives est encore plus savoureux réchauffé le lendemain. N’hésitez donc pas à le préparer la veille. Les saveurs auront eu tout le temps de se mélanger, de s’intensifier et d’infuser la viande en profondeur. Le jour J, il vous suffira de le réchauffer doucement à feu très doux pour un résultat absolument divin.

L’accord parfait : un vin corse pour sublimer le plat

Pour honorer ce plat emblématique, rien de tel qu’un vin de sa terre d’origine. Optez pour un vin rouge corse, qui saura répondre avec caractère à la richesse du plat. Un Patrimonio rouge, élaboré à partir du cépage Niellucciu, offrira des tanins soyeux et des notes de fruits rouges et de maquis qui entreront en résonance parfaite avec les herbes de la sauce. Vous pouvez également vous tourner vers un vin de l’appellation Ajaccio, où le cépage Sciaccarellu donne des vins plus épicés et élégants. Servez le vin légèrement rafraîchi, autour de 16°C, pour exalter toute sa complexité aromatique.

Le sauté de veau aux olives est au cœur de la cuisine corse, une cuisine de terroir, à la fois montagnarde et méditerranéenne. Historiquement, c’était un plat de fête, préparé lors des grandes occasions familiales. Le veau utilisé, souvent un « veau sous la mère », est réputé pour sa chair claire et tendre, fruit d’un élevage traditionnel. Les olives, quant à elles, sont omniprésentes dans le paysage et la gastronomie de l’île. L’ajout d’herbes du maquis n’est pas anodin : il ancre véritablement le plat dans son environnement, lui conférant des parfums résineux et camphrés inimitables. Ce plat est donc bien plus qu’une recette, c’est un concentré de l’identité corse, un hommage à ses paysages et à la générosité de ses habitants.

Imprimer

5/5 - (432 votes)
Ermont

Laisser un commentaire

Navets au gratin : recette savoureuse et gourmande https://lefournildermont.fr/recettes/navets-au-gratin-recette-savoureuse-et-gourmande/
Recette de lapin au cidre : un plat savoureux et facile ! https://lefournildermont.fr/recettes/recette-de-lapin-au-cidre-un-plat-savoureux-et-facile/
Pain cocotte au Cookeo : recette facile et rapide https://lefournildermont.fr/recettes/pain-cocotte-au-cookeo-recette-facile-et-rapide/
Peut-on congeler des pommes de terre ? https://lefournildermont.fr/astuces/peut-on-congeler-des-pommes-de-terre/